Un document informatif du ministère espagnol des Affaires étrangères, publié en mai 2026, détaille les opportunités économiques en Algérie pour les investisseurs espagnols. Ce rapport met en lumière la politique économique algérienne axée sur la diversification et la réduction de la dépendance aux hydrocarbures. Les autorités algériennes concentrent leurs efforts sur plusieurs secteurs clés, notamment l'agriculture, l'industrie, les mines, les énergies renouvelables et les technologies modernes. Cette orientation vise à encourager la production locale et à attirer les investissements étrangers en dehors du secteur pétrolier et gazier, précise le document.
Importance stratégique et énergétique
L'Algérie est décrite comme un pilier économique et géopolitique en Afrique du Nord dans le rapport. Elle se positionne comme le troisième fournisseur de gaz naturel sur le marché européen. En 2025, le pays a exporté environ 38,6 milliards de mètres cubes de gaz vers l'Union européenne. Les exportations algériennes de gaz ont représenté environ 12 % des importations européennes de gaz au cours de cette même année. L'Algérie est devenue le premier fournisseur de gaz de l'Espagne en 2025. Le pays a fourni près de 38,5 % des importations totales de gaz de l'Espagne en 2025. Le document détaillant ces opportunités s'étend sur 71 pages.
Diversification industrielle et minière
Le rapport du ministère espagnol des Affaires étrangères identifie l'usine Fiat-Stellantis à Oran comme un projet industriel majeur en Algérie. Cette usine a produit plus de 50 000 véhicules en 2025, avec des plans pour augmenter sa capacité de production à 90 000 véhicules par an. Le gouvernement algérien s'attache également à développer le secteur minier. Parmi les projets cités figurent la mine de Gara Djebilet et un projet intégré de phosphate dans l'est du pays. Ce dernier est estimé à environ 7 milliards de dollars d'investissements. Depuis 2024, les autorités algériennes ont imposé l'utilisation de matériaux fabriqués localement pour les projets publics, renforçant ainsi l'intégration industrielle nationale.
Secteurs porteurs : logement et énergies renouvelables
L'Algérie a lancé un vaste programme visant la construction de 1,4 million de nouvelles unités de logement d'ici 2029, dans le cadre du programme « Djelfa 3 ». Le précédent programme de logements a dépassé ses objectifs, avec la livraison de plus de 1,7 million d'habitations, selon le rapport du ministère espagnol des Affaires étrangères.
Le document note également le potentiel de l'Algérie en matière d'énergies renouvelables, indiquant que le pays possède l'une des plus grandes réserves solaires au monde. Les plans du pays visent à produire 30 % de son électricité à partir de sources renouvelables d'ici 2035. Des projets significatifs comme « Solar 1000 MW » et « Solar 2000 MW » sont actuellement en cours. Le rapport mentionne enfin une stratégie algérienne pour développer l'hydrogène vert destiné aux marchés européens.
Logistique, numérique et agriculture
Le document aborde la transformation progressive du système logistique algérien. Des projets visent à moderniser les ports et à étendre les capacités de manutention du fret, notamment le port de Jen Jen à Jijel. L'objectif est de réduire les coûts des échanges commerciaux et de renforcer la position de l'Algérie en tant que plate-forme de transit entre l'Europe et l'Afrique subsaharienne.
Le rapport mentionne également un dynamisme croissant dans la transformation numérique et les services financiers. Cela inclut la digitalisation de l'administration et l'expansion de l'utilisation des moyens de paiement électroniques. La sécurité alimentaire constitue un axe majeur, avec des politiques visant à réduire les importations et à développer la production agricole locale. L'Algérie investit dans l'irrigation, le stockage et la réfrigération agricoles pour améliorer les chaînes de valeur.
Cadre réglementaire favorable
De récentes réformes légales et réglementaires visent à simplifier les procédures de création d'entreprises et à encourager les partenariats avec des entités étrangères, selon le rapport du ministère des Affaires étrangères espagnol. Ces mesures s'inscrivent dans une démarche de facilitation des investissements et d'amélioration du climat des affaires pour les acteurs internationaux.