L'Algérie face à la querelle des langues : une approche pragmatique pour l'éducation

En Algérie, les récents aménagements pédagogiques annoncés par le ministre de l'Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, ont suscité une vive controverse. L'éducateur Ahmed Tessa, ancien conseiller de Nouria Benghebrit, a mis en question ces décisions, notamment le remplacement du français par l'anglais comme unique langue étrangère en 3e année primaire, ainsi que la suppression de la philosophie dans les classes terminales techniques au profit des sciences islamiques. Ce débat initial a rapidement évolué en une querelle linguistique, axée principalement sur le statut du français. Des figures telles que l'islamo-conservateur Abderrazak Makri, ancien président du MSP, se sont impliquées dans cette discussion. Sur les réseaux sociaux, les défenseurs du français sont régulièrement accusés de soutenir la langue de l'ancienne puissance coloniale.

La réalité linguistique algérienne

L’Algérie figure parmi les pays les plus francophones du monde, étant géographiquement entourée de régions également francophones. Le français représente une réalité linguistique, culturelle et sociale significative dans le pays, largement utilisé dans les sphères professionnelles, universitaires et culturelles. Une part importante des textes produits durant la Révolution algérienne, ainsi que de la littérature algérienne moderne, a été rédigée en français. L’article note que « L’Algérie n’a pourtant pas besoin d’une guerre des langues. Elle a besoin d’une école capable de donner à ses enfants une solide maîtrise de l’arabe, du français, de tamazight et de l’anglais, tout en leur transmettant les connaissances et les compétences nécessaires pour produire du savoir et innover. » L'article ajoute que « La modernité ne consiste pas à parler anglais plutôt que français. Elle consiste à savoir penser, créer et produire du savoir, quelle que soit la langue dans laquelle on le fait. »

Le piège de la substitution linguistique

Plusieurs pays africains, dont le Nigeria, le Ghana, le Kenya et l'Ouganda, utilisent l'anglais dans leur administration, leur enseignement supérieur et leurs affaires sans que cela n'ait entraîné un développement scientifique et technologique automatique, selon l'article. Le Japon, pour sa part, est parvenu à bâtir sa puissance économique et technologique sans pour autant abandonner sa propre langue au profit de l'anglais. De même, les pays scandinaves, à l'image de la Finlande, reconnue pour son système éducatif performant, n'ont pas renoncé à leurs langues nationales dans leur développement. L'article s'interroge sur les raisons pour lesquelles des décennies d'arabisation en Algérie n'ont pas permis à l'arabe de devenir un vecteur majeur de production scientifique et technologique. L'article note que « L’Algérie n’a pourtant pas besoin d’une guerre des langues. Elle a besoin d’une école capable de donner à ses enfants une solide maîtrise de l’arabe, du français, de tamazight et de l’anglais, tout en leur transmettant les connaissances et les compétences nécessaires pour produire du savoir et innover. » Il ajoute que « La modernité ne consiste pas à parler anglais plutôt que français. Elle consiste à savoir penser, créer et produire du savoir, quelle que soit la langue dans laquelle on le fait. »

Vers une école de la maîtrise

L'article soutient qu'effacer brutalement le français de l'héritage algérien en raison de son origine coloniale reviendrait paradoxalement à perdre une part de la mémoire propre au pays. Une telle démarche, selon l'analyse, risquerait de priver l'Algérie d'une facette de son histoire et de sa culture. L'article affirme que « L’Algérie n’a pourtant pas besoin d’une guerre des langues. Elle a besoin d’une école capable de donner à ses enfants une solide maîtrise de l’arabe, du français, de tamazight et de l’anglais, tout en leur transmettant les connaissances et les compétences nécessaires pour produire du savoir et innover. »

L'article suggère que la modernité réside dans la capacité à penser, créer et produire du savoir, quelle que soit la langue utilisée. Il insiste sur le fait que l'enjeu principal n'est pas la langue elle-même, mais la compétence qu'elle véhicule. « La modernité ne consiste pas à parler anglais plutôt que français. Elle consiste à savoir penser, créer et produire du savoir, quelle que soit la langue dans laquelle on le fait », précise l'article, soulignant ainsi que la maîtrise linguistique doit servir un objectif de développement intellectuel et scientifique, plutôt que de se limiter à une substitution de langues.