Le nageur algérien Jawad Sayoud, surnommé le « monstre de la natation algérienne », a publiquement dénoncé lundi la présence d'une « tumeur » persistante affectant le sport en général. Ses déclarations, rapportées le 11 mai 2026, mettent en lumière des dysfonctionnements majeurs au sein des instances sportives. Sayoud, figure emblématique de la natation algérienne et athlète reconnu pour ses performances, a ainsi exprimé son inquiétude face à la situation actuelle et aux obstacles qu'elle représente pour le développement de la natation dans le pays. Cette critique intervient dans un contexte où les athlètes algériens sont souvent confrontés à des défis structurels, freinant leur progression et leur capacité à atteindre les plus hauts niveaux de compétition internationale.
Critiques ciblées sur la fédération
Jawad Sayoud a ciblé l'union de la natation (fédération de natation algérienne) par des critiques acerbes, lui reprochant spécifiquement la marginalisation des compétences. Le nageur a notamment cité le technicien Reda Zemmouri comme exemple flagrant de cette mise à l'écart, soulignant l'impact négatif de telles décisions sur le potentiel sportif national. Sayoud a ainsi pointé du doigt une gestion qui, selon lui, prive le sport algérien de talents essentiels et d'expertises avérées, nécessaires à l'encadrement et à la formation des jeunes athlètes. Ses allégations suggèrent une dévalorisation des savoir-faire et des expériences au sein de l'instance dirigeante de la natation nationale, ce qui entrave la mise en place de stratégies de développement efficaces. Cette pratique, d'après Sayoud, non seulement freine le développement et la performance des athlètes algériens, mais compromet également leur progression à long terme sur la scène continentale et mondiale.
Le cas Zemmouri mis en lumière
La situation de Reda Zemmouri, technicien évoqué par Jawad Sayoud, illustre de manière concrète les dysfonctionnements allégués par le nageur. Zemmouri n'a pas été inclus dans la liste officielle de la délégation algérienne de natation, une absence qui a particulièrement interpellé Sayoud. Cette non-intégration, mise en avant par Sayoud, soulève de sérieuses interrogations quant aux critères de sélection des encadrants et à la reconnaissance des compétences au sein de l'organisation sportive. La non-intégration de Zemmouri, dont l'expertise est jugée essentielle par certains acteurs du milieu et dont l'expérience aurait pu bénéficier aux athlètes, suggère une politique de marginalisation qui, selon les critiques, nuit gravement au potentiel de la natation algérienne. L'exclusion de figures techniques telles que Zemmouri est perçue comme un obstacle majeur au développement harmonieux des athlètes et à l'atteinte de performances au niveau international, privant ainsi la natation algérienne d'un atout précieux.
Appel à la reconnaissance des talents
Jawad Sayoud a par ailleurs déploré le traitement réservé à Reda Zemmouri, affirmant que le technicien était le seul entraîneur présent à ne pas avoir reçu d'équipement officiel. Cette situation a été d'autant plus marquante que dix-neuf autres entraîneurs avaient quant à eux bénéficié de ces dotations, créant une disparité flagrante. Selon le nageur algérien, cette distinction met en lumière un manque de reconnaissance flagrant envers certaines compétences et un traitement inéquitable au sein de la fédération de natation algérienne. Ce constat, d'après Sayoud, soulève des questions fondamentales sur l'équité, la transparence et les critères de soutien accordés aux encadrants techniques, impactant potentiellement la motivation, l'efficacité et l'engagement des professionnels du sport. Sayoud insiste sur l'importance de valoriser tous les acteurs de la natation pour bâtir un environnement propice à l'émergence de futurs champions.