Des dizaines de colons extrémistes ont fait irruption dans la mosquée Al-Aqsa, dimanche, par la Porte des Maghrébins, sous une forte protection de la police d’occupation. Cette incursion a marqué un nouvel épisode de tensions dans la ville sainte de Jérusalem. Les intrus ont levé des drapeaux d'occupation dans la zone de la Cour Ouest de la mosquée Al-Aqsa, un acte perçu comme particulièrement provocateur. Cet événement s'est déroulé à Jérusalem, selon les informations rapportées par Echorouk Online, le Palestinian Media Center et le Département du Waqf islamique à Jérusalem, des sources qui ont toutes convergé pour dénoncer ces agissements. Cette incursion a suscité de vives réactions au sein de la communauté palestinienne et des autorités religieuses, marquant une nouvelle escalade des tensions autour de ce lieu saint, considéré comme l'un des plus sacrés de l'Islam.
Détails des intrusions et provocations
Le Département du Waqf islamique à Jérusalem a rapporté que 123 colons ont pénétré dans la mosquée Al-Aqsa et ont parcouru ses cours. Ces intrusions, menées sous la protection de la police israélienne, ont été caractérisées par des pratiques religieuses provocatrices, défiant le statu quo historique du site. Les colons, agissant en groupes organisés, ont intensifié la tension par leurs actions.
Les intrus ont notamment effectué des prières collectives au sein du complexe, un acte strictement interdit aux non-musulmans selon les accords internationaux et le statu quo régissant le site. Ces prières ont été réalisées ouvertement, en dépit des avertissements et des appels au calme. Ils ont également été observés en train de réaliser des rituels incluant des chants et des danses, ajoutant à la tension déjà présente sur le site. Ces manifestations religieuses, perçues comme une tentative d'affirmer une souveraineté religieuse sur le lieu, se sont déroulées dans les différentes zones de la mosquée, suscitant l'inquiétude parmi les fidèles et les autorités religieuses locales. La présence de drapeaux d'occupation dans la Cour Ouest a encore exacerbé le sentiment de violation du caractère sacré du lieu.
Contexte des incursions répétées
Le Palestinian Media Center a souligné qu'une augmentation notable du nombre d'intrusions a été enregistrée en mai dernier. Durant ce mois, des milliers de colons sont entrés dans la mosquée par la Porte des Maghrébins, la seule porte par laquelle les non-musulmans sont autorisés à entrer, mais dont l'accès est souvent utilisé pour ces incursions controversées. Ces incursions ont eu lieu sous des mesures de sécurité strictes, selon la même source, ce qui implique une coordination et une protection de la part des forces de l'ordre, permettant aux colons d'agir en toute impunité. Cette tendance à la hausse des intrusions est perçue comme une tentative délibérée de modifier la réalité sur le terrain et d'imposer de nouvelles pratiques sur le site sacré.
Réactions et documentation des événements
Le Palestinian Media Center a rapporté cet incident, soulignant que des colons extrémistes avaient fait irruption dans la mosquée Al-Aqsa sous la protection de la police d'occupation. Cette source a également précisé que ces incursions s'inscrivaient dans une tendance plus large, avec une augmentation notable des intrusions enregistrées en mai dernier. Des milliers de colons seraient entrés dans la mosquée par la Porte des Maghrébins durant ce mois, toujours sous des mesures de sécurité strictes. Le Centre a documenté ces événements, fournissant des détails sur la nature des actions menées par les colons au sein du complexe, notamment des prières collectives et des rituels provocateurs. Ces rapports contribuent à la documentation des tensions continues autour du site sacré et mettent en lumière les défis auxquels est confronté le Département du Waqf islamique à Jérusalem dans sa mission de protection et de gestion de la mosquée Al-Aqsa. Les incidents de ce type sont régulièrement condamnés par les autorités palestiniennes et les organisations internationales, qui appellent au respect du statu quo historique et du droit international.