Le Service central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (SCLTIS) a démantelé un réseau criminel international organisé, marquant une étape significative dans la répression du trafic de drogues. Cette opération d'envergure a conduit à la présentation des suspects devant le procureur de la République le 20 août 2026. L'enquête approfondie, menée par les services spécialisés, a permis de mettre au jour les ramifications complexes et les activités illicites de ce réseau spécialisé dans le transport et la distribution de stupéfiants à l'échelle internationale.
Ampleur des saisies
L'opération menée par le Service central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (SCLTIS) a permis de réaliser des saisies d'une ampleur considérable, soulignant la puissance logistique du réseau démantelé. Au total, plus de 10 millions de capsules psychotropes et plus de 33 kg de cocaïne ont été confisqués par les autorités algériennes. Le détail précis des saisies fait état de 10 400 000 capsules de « Pregabalin », un psychotrope couramment détourné de son usage médical et très prisé sur le marché noir. Parallèlement à cette quantité massive de psychotropes, 33,4 kg de drogues dures, spécifiquement de la cocaïne, ont également été interceptés, représentant une valeur considérable sur le marché illicite. Ces chiffres témoignent de l'envergure du réseau démantelé et de la capacité de nuisance qu'il représentait en termes de distribution de substances illicites sur le territoire national et au-delà. La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) n'a pas encore communiqué sur la valeur marchande estimée de ces saisies record, mais elle est d'ores et déjà considérée comme l'une des plus importantes de ces dernières années.
Opérations et étendue du réseau
Le réseau criminel opérait principalement dans l'ouest du pays, selon les informations recueillies par les enquêteurs. L'enquête menée par les autorités a révélé l'étendue géographique de ses activités illicites, qui dépassaient largement les frontières nationales. Des arrestations simultanées de suspects ont eu lieu dans les wilayas d'Oran, Tizi Ouzou, Alger, Blida et Tipasa, démontrant la coordination parfaite de l'opération policière. Le travail de renseignement minutieux des enquêteurs du Service central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (SCLTIS) a débuté en janvier de l'année en cours, permettant de remonter la filière pas à pas et d'identifier les principaux acteurs. Des membres du réseau basés à Dubaï, aux Émirats arabes unis, étaient chargés de la gestion et du transfert des fonds et revenus générés par le trafic de stupéfiants, soulignant le caractère international et sophistiqué de cette organisation criminelle.
Bilan des arrestations et biens saisis
L'opération a abouti à l'arrestation de 25 membres de l'organisation criminelle, incluant une femme et un ressortissant étranger, selon les informations disponibles. Ces interpellations s'inscrivent dans le cadre du démantèlement complet de ce réseau international. Les autorités ont également procédé à la saisie de 19 véhicules de diverses catégories, utilisés pour le transport et la logistique des stupéfiants. Parmi ces biens confisqués figurent un camion semi-remorque de type citerne, adapté pour dissimuler de grandes quantités de marchandises, et trois motos, illustrant la diversité des moyens logistiques mis en œuvre par le réseau pour ses activités illicites et pour échapper à la vigilance des forces de l'ordre.
Contexte et valeur économique
Les produits stupéfiants saisis représentent une valeur marchande estimée à près de 1 000 milliards de centimes, ce qui illustre l'ampleur financière de ce trafic. En parallèle, les revenus criminels confisqués s'élèvent à plus d'un milliard et 500 millions de centimes, des sommes considérables qui témoignent des bénéfices générés par cette activité illégale. L'activité illicite était dirigée depuis le Maroc par des barons de la drogue marocains et leurs complices, des individus activement recherchés par la justice algérienne pour leur implication dans ce trafic. D'autres complices impliqués dans le réseau étaient localisés en France, confirmant l'étendue internationale de cette organisation criminelle et la nécessité d'une coopération transfrontalière dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.