La justice espagnole attend depuis plus d'un an et demi une réponse des autorités marocaines concernant une demande de coopération judiciaire relative à un tunnel de trafic de drogue situé à Ceuta. L'Audience nationale espagnole (Audiencia Nacional) n'a reçu aucun retour sur ses requêtes transmises dans le cadre de cette enquête. Cette absence de communication bloque les investigations sur les infrastructures souterraines détectées à la frontière entre l'Espagne et le Maroc. Maria Tardon supervise les procédures en cours au sein de l'institution judiciaire espagnole. Aucun élément nouveau n'a été communiqué par Rabat aux magistrats espagnols malgré l'ancienneté de la demande initiale. L'impasse diplomatique et judiciaire persiste sur ce dossier technique lié aux activités criminelles transfrontalières repérées dans la zone de Tarajal.
Une demande restée sans réponse
Maria Tardon a émis une commission rogatoire internationale à destination des autorités marocaines en février 2025. Cette démarche judiciaire visait à obtenir des informations précises concernant le premier tunnel de trafic de drogue identifié dans la zone de Tarajal. La magistrate, en charge du dossier au sein de l'Audiencia Nacional, cherchait alors à établir les connexions transfrontalières liées à cette infrastructure souterraine.
Des sources judiciaires espagnoles indiquent que la cour n'a reçu aucun accusé de réception formel de la part du Maroc pour cette requête spécifique. Cette absence totale de réponse administrative empêche la progression des investigations liées à ce premier passage clandestin détecté à la frontière. Le silence des autorités marocaines sur ce point précis maintient les enquêteurs espagnols dans l'incapacité de confirmer l'origine ou les ramifications des activités criminelles découvertes dans ce secteur.
L'Audiencia Nacional attend depuis plus de deux ans une réponse officielle de Rabat au sujet de l'ensemble des tunnels découverts à Ceuta, selon un juge cité par Cadena SER. Cette période d'attente prolongée entrave le travail des magistrats espagnols sur ce dossier technique. Les investigations sur les réseaux de contrebande utilisant ces infrastructures sont suspendues en raison de ce manque de coopération. Le délai observé dépasse désormais deux années civiles complètes depuis le début des démarches judiciaires initiées par l'Espagne pour identifier les responsables de ces passages souterrains.