Commémoration du Cheikh Moulay Abdullah Al-Raqani à Reggane : Foi, Héritage et Défense

عائد من رقان: ما أعظم هذا الدين..
Photo via Echoroukonline

La commémoration annuelle du Cheikh Moulay Abdullah Al-Raqani (1682/1735 AD) à Reggane, dans la wilaya d'Adrar, a été marquée par la présence de l'auteur, invité par son ami Salem bin Mubarak, ancien maire de Bouda et ancien vice-président de l'Assemblée nationale. Cet événement annuel débute par une lecture complète du Coran (khatma) et s'achève par des prières en faveur du Cheikh, des participants, des absents, de l'Algérie, de la nation islamique et de la Palestine.

L'auteur a souligné que « la bid'ah (innovation religieuse) est l'ajout à la religion et non l'investissement des 'jours de Dieu' pour rappeler aux croyants leurs gloires, les savants de la Ummah et leur héritage vertueux. » Selon l'auteur, « c'est une occasion de rassembler les gens autour de la récitation et de la clôture du Coran, de la prière collective et de la fierté d'appartenir à cette nation. » Il ajoute que cela permet de « leur rappeler ce qui est tombé en désuétude de leur religion, ce qui a disparu de leurs valeurs, et ce dans quoi ils se sont immergés des affaires de leur monde. » La conférence, qui a duré environ 50 minutes, a cité des versets coraniques, des Hadiths et des paroles des pieux prédécesseurs.

Contexte historique et lieu

La ville de Reggane, située dans la wilaya d'Adrar, où se déroule cette commémoration annuelle, est également un lieu chargé d'histoire contemporaine. L'auteur a noté que la France y a mené des essais nucléaires entre 1960 et 1966. Cette période est marquée par des événements qui, selon l'auteur, ne devraient pas faire oublier l'héritage spirituel. Il a souligné que "l'innovation religieuse (bid'ah) est l'ajout à la religion et non l'investissement des 'jours de Dieu' pour rappeler aux croyants leurs gloires, les savants de la Ummah et leur héritage vertueux." L'auteur a ajouté que ces rassemblements sont une "occasion de rassembler les gens sur la récitation et la clôture du Coran, la prière collective et la fierté d'appartenir à cette nation." Pour lui, ils servent à "leur rappeler ce qui est tombé en désuétude de leur religion, ce qui a disparu de leurs valeurs, et ce dans quoi ils se sont immergés des affaires de leur monde."

Célébration et participation

La commémoration est organisée par la Zaouïa Raqania chaque année, les 1er et 2 mai. Les participants à cet événement ne reçoivent généralement pas d'invitation formelle, l'accès étant ouvert à toutes les personnes souhaitant renouveler leur foi. Le nombre d'hommes présents à cette célébration n'est pas inférieur à 4 000, tandis que les femmes représentent environ un quart de ce chiffre, participant dans une section distincte.

Enseignements et héritage

Les activités de la Zaouïa Raqania visent à préserver trois piliers essentiels : la mémorisation du Coran pour les jeunes générations, la protection de la langue arabe et la sauvegarde des écoles de pensée sunnites (Madaahib). Le Cheikh Al-Raqani, figure centrale de cette commémoration, est décrit comme un érudit, un juriste et un rénovateur de son époque, ayant consacré sa vie au service du Coran et de la Sunnah.

La conférence principale de l'année a été donnée par le petit-fils du Cheikh, qui a abordé les thèmes de l'obéissance aux parents et de la gratitude envers Dieu et envers eux. Sa présentation a mis en lumière trois liens divins fondamentaux, soulignant leur interdépendance. Le petit-fils du Cheikh a déclaré : « إن الله ربط بين ثلاثة فلا يقبل أحدها إذا انفصل عن صنوه: ربط بين طاعته وطاعة رسوله؛ ربط بين الصلاة والزكاة؛ ربط عبادته بالإحسان للوالدين » (Allah a lié trois choses, et l'une n'est pas acceptée si elle est séparée de sa jumelle : Il a lié Son obéissance à celle de Son Messager ; Il a lié la prière à la Zakât ; Il a lié Son adoration à la bienveillance envers les parents). Ces principes constituent le cœur des enseignements transmis lors de cette rencontre annuelle.

Défense contre les critiques

L'auteur a soutenu que l'innovation religieuse (bid'ah) est une « ajout à la religion et non l'investissement des 'jours de Dieu' pour rappeler aux croyants leurs gloires, les savants de la Ummah et leur héritage vertueux ». Selon lui, ces commémorations sont des « occasions de rassembler les gens sur la récitation et la clôture du Coran, la prière collective et la fierté d'appartenir à cette nation », permettant de « leur rappeler ce qui est tombé en désuétude de leur religion, ce qui a disparu de leurs valeurs, et ce dans quoi ils se sont immergés des affaires de leur monde ». L'auteur a néanmoins relevé que les prières contenaient certaines phrases qu'il déconseille d'utiliser, liées à la « jurisprudence des moyens et de l'intercession » (figh al-wasila wal-tawassul).