Khatri Addouh, ambassadeur sahraoui en Algérie, a prononcé un discours au palais de la culture Mufdi Zakaria à Alger, le dimanche 12 octobre 2026, pour marquer l'anniversaire de l'unité nationale sahraouie. Cette commémoration a réuni des représentants pour célébrer cet événement historique. Lors de son intervention, Khatri Addouh a déclaré : « Le peuple sahraoui continuera à défendre ses droits, et j'appelle les Nations unies et le Conseil de sécurité à assumer leurs responsabilités dans le respect de la légitimité internationale et à œuvrer pour trouver une solution juste et durable à la question sahraouie. » Cet appel note la position officielle exprimée durant la cérémonie officielle organisée dans la capitale algérienne pour réaffirmer les revendications politiques du peuple sahraoui.
Un demi-siècle de résistance
Le Front Polisario assure la représentation du peuple sahraoui depuis l'année 1974. Cette organisation politique porte les revendications de la population auprès des instances internationales et des gouvernements étrangers. Son action s'inscrit dans la continuité des objectifs fixés au moment de sa création pour défendre les intérêts des Sahraouis. Le Front Polisario maintient ses structures de gouvernance et ses réseaux diplomatiques dans le cadre de son engagement pour la cause du Sahara occidental. Cette structure demeure, depuis cinq décennies, l'interlocuteur principal dans les discussions diplomatiques touchant aux droits des populations concernées. Les activités du Front Polisario visent à maintenir une unité nationale constante à travers les différentes étapes de son parcours politique et social entamé en 1974.
Le cadre juridique international
Une mission d'enquête des Nations unies s'est rendue au Sahara occidental en 1975 afin d'évaluer la situation sur le terrain. Cette démarche a précédé l'avis consultatif émis par la Cour internationale de justice le 16 octobre 1975 concernant le territoire. Ces deux séquences marquent des étapes charnières dans le traitement du dossier par les instances juridiques internationales.
La cérémonie commémorative organisée à Alger a accueilli la présence d'ambassadeurs représentant la Mauritanie, Cuba, le Venezuela, le Nicaragua et la Tanzanie. Ces diplomates ont assisté aux interventions officielles rappelant les enjeux politiques et historiques liés à la question sahraouie. La participation de ces pays témoigne d'un intérêt diplomatique soutenu pour les revendications portées par les Sahraouis depuis le milieu des années 1970.
Le bilan humain associé à ce conflit demeure une préoccupation constante. Depuis 1975, environ 600 personnes sont portées disparues. Ces chiffres, rapportés par les instances concernées, illustrent les conséquences persistantes des événements survenus dans la région au cours des cinq dernières décennies. La question des disparitions demeure un élément intégré aux discussions sur le respect des droits humains dans le cadre du Sahara occidental.