Ben-Gvir sous le feu des critiques internationales pour ses actions contre la "Flotte de la Steadfastness"

بسبب تنكيله بنشطاء “أسطول الصمود”.. بن غفير محاصر بكماشة دولية وعربية
Photo via Echoroukonline

Plusieurs ministres des Affaires étrangères de huit pays arabes et islamiques, dont l'Arabie saoudite, l'Égypte, la Jordanie, le Qatar, les Émirats arabes unis, la Turquie, l'Indonésie et le Pakistan, ont publié une déclaration commune condamnant fermement les actions d'Itamar Ben-Gvir. Ces condamnations surviennent alors que la France a annoncé une interdiction permanente d'entrée sur son territoire pour Itamar Ben-Gvir. Cette décision française s'ajoute aux pressions internationales croissantes exercées sur le ministre israélien. Les pays signataires de la déclaration ont exprimé leur vive préoccupation face à la situation.

Condamnations internationales unifiées

Les ministres des Affaires étrangères de huit pays arabes et islamiques ont affirmé que « l'humiliation publique délibérée pratiquée par Ben-Gvir à l'encontre de détenus constitue une atteinte honteuse à la dignité humaine et une violation flagrante du droit international humanitaire et des lois relatives aux droits de l'homme ». Ils ont demandé sa « responsabilité directe et la prise de mesures concrètes pour mettre fin à ses provocations répétées ». Ce positionnement international s'est accompagné de mesures concrètes de certains États. La Pologne a ainsi imposé une interdiction d'entrée sur son territoire à Itamar Ben-Gvir pour une durée de cinq ans. Cette décision polonaise s'ajoute à l'interdiction permanente d'entrée prononcée par la France à l'encontre du ministre israélien.

Tensions internes et accusations

Les actions d'Itamar Ben-Gvir ont également déclenché des réactions au sein d'Israël. Le ministre a publié des vidéos se moquant des participants à la « Flotte de la Steadfastness », qui avaient été détenus et agressés, suscitant des critiques. Un vif désaccord a éclaté entre Ben-Gvir et le président israélien Isaac Herzog. Ce conflit est survenu après des déclarations de M. Herzog lors de la cérémonie de remise du prix « Jérusalem pour l'unité », où il a critiqué l'escalade de la violence des colons en Cisjordanie occupée, renforçant les tensions autour des politiques du ministre.

Menaces de sanctions européennes

La France, l'Italie et l'Espagne mènent un mouvement unifié au sein de l'Union européenne en vue d'imposer un ensemble de sanctions collectives à Itamar Ben-Gvir. Ces mesures envisagées incluent le gel de ses avoirs financiers et une interdiction de voyager dans l'ensemble de l'espace Schengen. Cette initiative fait suite à l'interception par les forces d'occupation de la « Flotte de la Steadfastness » et à l'humiliation de citoyens internationaux menottés et les yeux bandés. Les trois pays européens cherchent ainsi à concrétiser une réponse commune aux actions du ministre israélien.

Pression de la Cour Pénale Internationale

Le journal hébreu « Haaretz » a révélé le 17 mai que des mandats d'arrêt « secrets » avaient été émis par la Cour pénale internationale à l'encontre de cinq responsables israéliens, faisant ainsi revenir Itamar Ben-Gvir et Smotrich sur le devant de la scène. Le site britannique « Middle East Eye » a rapporté que le bureau du procureur de la Cour pénale internationale finalise l'examen de preuves en vue de préparer l'émission d'un mandat d'arrêt international « secret » contre M. Ben-Gvir et d'autres ministres. Ces mandats concerneraient des accusations liées à des crimes contre l'humanité et à l'apartheid.